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La vitamine D: la vitamine du soleil aux multiples actions

30/10/2019



Le manque de Vitamine D est aujourd'ui reconnu comme une pandémie.

En France, 80 % de la population est concernée par ce déficit. L’évolution de notre mode de vie vers plus de sédentarité, plus de protection notamment solaire, en est la cause majeure. Peu d’aliments en contiennent et ils ne suffisent pas à couvrir les besoins, surtout en période hivernale. Or, outre son rôle historique connu sur le métabolisme phosphocalcique et osseux, des études, de plus en plus nombreuses sur cette vitamine, mettent en évidence d’autres rôles physiologiques majeurs pour notre santé.


Qu’est-ce que c’est ?

La vitamine D est une vitamine liposoluble, que l’on retrouve sous deux formes : la vitamine D2 (ou ergocalciférol), et la vitamine D3 (ou cholécalciférol), cette dernière étant la principale forme présente dans notre organisme. Elle possède la particularité de pouvoir être synthétisée directement par l’organisme, après exposition aux rayons ultraviolets du soleil, d’où elle tire d’ailleurs son surnom de « vitamine du soleil » : ceci en fait une vitamine à part, puisqu’elle se comporte quasiment comme une hormone, et peut être mise en réserve dans les graisses et le foie, pour être libérée en fonction des besoins de l’organisme.


A quoi ça sert ?

La vitamine D est principalement connue pour son rôle majeur dans la santé des os. Elle participe en effet à la fois à améliorer l’absorption du calcium et du phosphore, mais aussi à la fixation de ces deux minéraux sur les os et les dents. En ce sens, elle contribue à garder les os solides et rigides, et permettrait ainsi de prévenir les fractures et l’ostéoporose.

Elle joue également un rôle dans le maintien du système immunitaire, et est essentielle au fonctionnement neuromusculaire. Elle aurait notamment un rôle immunorégulateur sur les lymphocytes T. La vitamine D est essentielle pour le développement normal du squelette, à la fois in utero et chez l’enfant. Une insuffisance en vitamine D, y compris durant la grossesse, peut causer chez l’enfant un retard de croissance, des symptômes de rachitisme et un risque de fractures. Plusieurs études ont établi un lien entre le statut en vitamine D au cours de la grossesse et le risque d’asthme et d’affections respiratoires chez l’enfant : un faible statut maternel en vitamine D est associé à un risque plus élevé de développer de l’asthme chez les enfants.

Des études s’intéressent également au lien entre statut en vitamine D et développement de l’autisme.


Où la trouve-t-on ?

Il existe relativement peu d’aliments riches en vitamine D : on en trouve dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, hareng, foie de morue), et dans une moindre mesure, dans le lait, le beurre, le fromage, etc.
De ce fait, l’alimentation ne permet de couvrir qu’une partie minime de nos besoins (de l’ordre de 10 ou 20% maximum généralement), et le reste doit être couvert en s’exposant aux beaux jours au soleil (de mars à octobre, une vingtaine de minutes par jour, mais pas davantage pour ne pas attraper de coup de soleil), ou en se supplémentant en vitamine D pendant la saison froide (d’octobre à mars, dans l’hémisphère nord). En effet, pendant ces mois de saison froide, le soleil est trop « bas », et la longueur d’onde des rayons ultraviolets ne permet pas à la peau d’absorber la vitamine D.


Carence et excès

La vitamine D étant liposoluble et stockée dans l’organisme, elle peut être toxique à haute dose. Cependant, il semble que seules des doses supérieures à 10 000 UI/j puissent avoir cet effet.
Les cas de carence ou de déficits, en revanche, sont beaucoup plus répandus : on estime qu’il toucherait jusqu’à 91% de la population française en hiver.
En dehors des nouveau-nés, en prévention du rachitisme, on pourrait donc conseiller des suppléments de vitamine D à tous les adultes pendant la saison froide.
Les personnes s’exposant insuffisamment au soleil, ou à la peau foncée, devraient également être attentifs à leurs taux sanguins de vitamine D, et prendre des suppléments au besoin.
Il en va de même des personnes en surcharge pondérale, la vitamine D étant stockée en grande partie dans les graisses.
Enfin, la capacité de l’organisme à synthétiser la vitamine D diminuerait avec l’âge.